C'est le nom d'un blog dedie a ces friandises.
Ce sont aussi les badges d'une creatrice, Glam, que je viens de commander chez Lily Bulle...

C'est aussi ainis que l'on pourrait m'estampiller. C'est, sans doute, ce qui me manque le plus de Paris. Rentrer dans une boutique, Laduree, Fauchon, Herme, en choisir quelques uns selon l'humeur du moment ou la tenue du jour, parcourir les rues en les croquant joyeusement. Si j'etais le Petit Chaperon Rouge, il n'y aurait pas que des galettes dans mon panier, mais des macarons... Si j'etais le Petit Poucet, je tracerais mon chemin aux couleurs acidulees de ces friandises...
Juste deux ou trois me suffisent. Je les aime legers. Caramel au beurre sale, fleur d'orangers, rose... Basilic, citron... Reglisse... Fraise Tagada... The matcha... Cassis violette... Marron Glace... Passion-chocolat... J'aime ces collections haute-couture, saison printemps-ete, automne-hiver, editions limitees, petit luxe a la portee de chacun.
Mon carnet d'adresses compte de nombreuses boutiques, m'en reste une qu'il me tarde de decouvrir en avril, decouverte sur le blog d'une merveilleuse artiste americaine (balladez-vous de post en post pour decouvrir ses aquarelles!): celle de Gerard Mulot.Guillaume saura sans doute me renseigner puisque c'est la qu'il achete sa galette des rois... Je reve de chocolat noir-coriandre, d'ornage-gingembre, de nougat, de passion-basilic...
Je ramene de France quelques tresors:

Un livre de recette, cadeau d'Aurelie. Je m'y mettrai sous peu, avec l'aide de l'amie Jane qui s'en sortira mieux que moi.
Et ce bouquin, un concentre de bonheur Au Pays des macarons de Clemence Bouloque. L'auteure parle de petits pelerinages affectifs, rattache cette douceur a sa grand-mere, le macaron, c'ets sa madeleine de Proust. Je me reconnais dans certains de ces souvenirs, ambiance de cuisine, cocon familial, je parcours le meme chemin, un peu emue, je retrouve des parfums, des moments oublies... Je la suis dans des temps lointains, sur le chemin des amandes, sur les parcours des macarons. Elle cite, et j'en suis fiere, ceux de Saint-Emilion. Elle parle de tous ces macarons prepares a l'epoque dans les couvents, vendus par les bonne soeurs. Elle conte la fierte des createurs, qui murmurent des mots qui rechauffent le coeur: secret de famille, transmis de generation en generation, secret sous cle, lignee familiale, qui transforme le biscuit en tresor un peu magique. Un doute, je lis Gilles Marchal, le chef patissier de l'hotel Bristol, sait que son oncle lui transmettra le secret des macarons de Saint-Emilion. Pourrait-il, un jour, priver cette ville doree de ces gateaux, que je connais depuis mon enfance? Ceux que j'emmene au Cloitre de cordeliers, pour les tremper, assise au milieu de ruines de l'abbaye, dans du cremant? Pourrait-il, cet homme-la, m'enlever cela? J'imagine que non - ceux-ci font partie integrale de la ville, la bourgeoise locale vient les acheter pour accompagner la cafe, les touristes en ramenent, c'est une mine d'or...
Bref, ce livre, ecrin de douceur, d'humour, d'histoires m'a ravi, je l'ai lu et relu sans me lasser.
Et puis, de fil en aiguille, de macaron en Laduree, j'etais passee chez Sephora, sur le Champs, y acheter les editions Laduree. Une dame plus jeune que moi m'a regarde de tres haut, m'a indique d'uen voix un peu hautaine, qu'ils n'en avaient plus, editin limitee voyons, tout est partie dans la semaine. On sentait dans la voix ce message "Vous n'etes pas d'ici, provinciale, va". Depitee, je m'en suis allee. Dans le colis-tresor de Margaux, a Noel, ce gloss "Creme Chantilly" et les sels de bain "Brioche" qui font la peau doree (et la baignoire aussi). Aux anges. Elle me connait bien, cette petite fee Margaux... Les bonbons font egalement partie de ses trouvailles et seront sujets d'un post prochain...